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Avancées scientifiques - Découvertes

L'actualité médicale dans le domaine de la neurologie

> A two-year randomized controlled trial of progressive resistance exercise for Parkinson’s disease

Publication : Corcos DM, Robichaud JA, David FJ, Leurgans SE, Vaillancourt DE, Poon C, Rafferty MR, Kohrt WM, Comella CL. Mov Disord. 2013;28:1230-40.

Date : 14/06/2016

De plus en plus de données montrent que l’exercice physique est bénéfique pour les patients parkinsoniens (1-4). Cependant, on ne connait ni les effets de l’exercice sur les signes moteurs de la maladie de Parkinson au-delà de 6 mois, ni le type d’exercice qui devrait être recommandé afin de modifier les symptômes. L’entraînement en résistance progressive (ERP) semble améliorer la force musculaire, l’initiation de la marche et la vitesse de la marche chez les patients parkinsoniens. L’ERP en association avec d’autres types d’exercices semble aussi améliorer l’équilibre postural, réduire les chutes et améliorer la qualité de vie. Toutefois, les effets de l’ERP sur les signes moteurs de la maladie de Parkinson n’ont pas été étudiés dans des essais contrôlés, ni de façon prolongée. L’objectif de l’étude était donc de comparer l’effet de l’ERP à plus long terme chez des patients parkinsoniens par rapport à ceux suivant un programme mFC (modified Fitness Counts: programme d’exercices recommandé par la National Parkinson Foundation aux Etats-Unis) sur l’amélioration du score UPDRS-III chez des patients parkinsoniens. Il s’agissait d’un essai randomisé et contrôlé conduit entre septembre 2007 et juillet 2011. Les patients étaient appariés en sexe et en score UPDRS-III en condition « off ». Les patients étaient évalués à 6-, 12-, 18- et 24- mois avec un UPDRS-III moteur réalisé en condition « off » et une mesure de la force du fléchisseur du coude, la vitesse du mouvement, la qualité de vie (PDQ-39). Les évaluations étaient réalisées par de investigateurs ignorant le programme suivi par le patient. Les programmes ERP et mFC étaient identiques en ce qui concerne la durée des exercices, le nombre d’exercices par sessions, le temps passé avec le coach sportif, et seule la nature même des exercices différait. Le groupe ERP poursuivait un programme comprenant onze exercices de soulevé de poids au niveau des membres supérieurs, membres inférieurs et du tronc. Le groupe mFC poursuivait un programme comprenant des exercices d’étirement, d’équilibre, de respiration et de renforcement musculaire non progressif. Les patients s’entrainaient deux fois par semaine pendant vingt-quatre mois dans un club de gym. Un coach personnel encadrait deux fois par semaine les sessions les six premiers mois, puis une fois par semaine. Quarante-huit patients ont été assignés de façon randomisée au groupe ERP ou mFC. Trois patients se sont rétractés avant l’évaluation à six mois (peur de l’évaluation en off, et problème de transport pour se rendre aux séances) et ont été remplacés. Après l’évaluation à six mois aucun patient n’a été remplacé. Sur cinquante et un patients, vingt ont poursuivi l’étude jusqu’à la fin dans le groupe PRE versus 18 dans le groupe mFC.
Les scores UPDRS-III moyens ont diminué à six mois par rapport à l’évaluation de base dans les deux groupes, sans différence entre les groupes. En revanche à douze, dix huit et vingt-quatre mois il existait une différence significative entre les deux groupes pour le score UPDRS-III « off » qui était moins élevé dans le groupe ERP versus le groupe mFC (respectivement 28,4 +- 10,8 ; 28,6 ± 9,4 ; 25,8 ± 10,6 et 32,8 ± 12,4 ; 32,8 ± 12,3 ; 34 ± 12,6 ; p=0,02 ; 0,03 et <0,001). A 24 mois, le score UPDRS-III « off » du groupe mFC était revenu à l’état de base alors que les scores pour le groupe PRE étaient toujours 7.4±7.4 points plus bas qu’à l’état de base. Le score UPDRS-III « on » n’était pas modifié entre les groupes quel que soit le moment de l’évaluation. La dose quotidienne équivalente de Levodopa a été augmentée dans les deux groupes à vingt-quatre mois par rapport à l’évaluation initiale, à raison de 229.6 ±2 83.3 dans le groupe mFC et 155.8 ± 193.3 dans le groupe ERP (p=0,29). La force de flexion pour le muscle fléchisseur du coude a augmenté par rapport à l’état initial dans les deux groupes, sans différence entre eux à 6 mois. Mais à douze et dix-huit mois l’augmentation de force était supérieure dans le groupe ERP et à 24 mois la force du groupe mFC était plus faible qu’au départ alors que le groupe ERP restait plus fort (« on » ou « off »). Il n’y avait pas de différence de qualité de vie à vingt-quatre mois entre les groupes (à noter à six mois, une plus grande amélioration de la qualité de vie dans le groupe ERP par rapport au groupe mFC).
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Commentaires :
L’entrainement en résistance progressive chez les patients parkinsoniens permet une réduction durable, statistiquement et cliniquement significative du score UPDRS-III « off » comparativement au programme mFC, et devrait être recommandé en tant que traitement associé pour l’amélioration des signes moteurs de la maladie de Parkinson. Il s’agit de la plus longue étude menée pour l’évaluation de l’exercice physique dans la maladie de Parkinson et de la première étude randomisée, contrôlée et en aveugle ayant évalué l’effet de l’entrainement progressif à l’effort sur les scores moteurs en « off » des patients parkinsoniens. L’effet supérieur de l’ERP sur la réduction de l’UPDRS-III pourrait être dû à l’utilisation d’une résistance plus importante et augmentant progressivement avec le temps, sachant que l’effet bénéfique d’une charge progressive pour améliorer la force musculaire est connu depuis longtemps. En outre le fait de générer de façon répétée de grandes forces augmente plus l’activation neuronale des ganglions de la base que lorsque de petites forces sont générées et favoriserait des phénomènes de plasticité neuronale au niveau des noyaux gris et des voies corticomotrices, ce qui contribuerait à l’amélioration des symptômes parkinsoniens et à l’augmentation des performances motrices. Enfin, l’ERP est conçu d’une façon telle que le patient est continuellement « challengé », puisque le niveau de difficulté est progressivement réadapté, ce qui contribue à améliorer la motivation du patient et à l’encourager. On note ainsi que vingt patients sur les vingt-cinq ont poursuivi l’étude jusqu’au bout, ce qui correspond à un taux de rétention de 80 % après deux ans, confirmant l’existence d’une importante adhésion au programme d’exercice. L’évaluation du score UPDRS moteur en « off » est originale est intéressante car elle permet de s’affranchir de l’effet des modifications de traitement avec le temps. En effet la dose quotidienne équivalente de levodopa a été augmentée avec le temps et aurait pu partiellement masquer l’effet bénéfique de l’activité physique si l’évaluation n’avait porté que sur l’UPDRS III en « on ». En revanche il n’y avait pas de groupe contrôle sans exercice dans cette étude ce qui ne permet pas de conclure quant au gain net du programme d’exercice physique.

1. Comella CL, Stebbins GT, Brown-Toms N, Goetz CG. Physical therapy and Parkinson’s disease : a controlled clinical trial. Neurology 1994;44: 376–8.
2. David FJ, Rafferty MR, Robichaud JA et al. Progressive resistance exercise and Parkinson’s disease a review of potential mechanisms. Parkinsons Dis 2012;2012:124527.
3. Petzinger GM, Fisher BE, Van Leeuwen JE et al. Enhancing neuroplasticity in the basal ganglia : the role of exercise in Parkinson’s disease. Mov Disord 2010;25:S141–5.
4. Li F, Harmer P, Fitzgerald K et al. Tai chi and postural stability in patients with Parkinson’s disease. N Engl J Med 2012;366:511–9.

Analyse par Ana Marques, Praticien Hospitalier, Service de Neurologie, Hôpital Gabriel-Montpied, CHRU Clermont-Ferrand
Synthèse par D.Gayraud (membre du comité scientifique du RPSE)

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